Le Jeudi c’est Bibli /

Petit-Poilu-Pagaille-PotagerJe laisse libre choix ce soir à Petit Loulou pour ses lectures de la semaine et il me trouve une merveille.
Au départ je lui dis  » Mais enfin voyons tu commences à savoir lire et tu prends un album à partir de 3ans?!!!! ».
LA maman fière qui ne supporte pas la régression mais …
En le laissant faire je m’aperçois qu’il s’agit d’une bande dessinée sans texte mais très imagée, et la magie opère tout de même, Petit Loulou passe près de 30 minutes à commenter tout ce qui se passe dans cet ouvrage: bruitages et descprition parfaite des événements et personnages.
C’est donc un livre qui fait parler, qui fait poser des questions , qui fait rire, qui fait analyser et anticiper les situations.
L’enfant est le véritable scénariste et c’est tant mieux pour organiser le langage.
Dessinateur Pierre Bailly – Scénario Céline Fraipont
Editeur Dupuis
ISBN 2800153040

Pour aller plus loin : www.petitpoilu.com

 

InterAllié et Zulma

La bibliothèque de ma commune est décidément pleine de trésors insoupçonnés!

Sans chercher vraiment voici que je rencontre au détour d’un étagère pleine de livres aux teintes blanches ou beiges ce livre.

« Opium poppy » de Hubbert Haddad

Le titre m’amuse: je trouve les sonorités très éclatantes comme une bulle de chewing gum « pop ».

Et là, je lis le résumé…

Rien d’amusant, au contraire, du tragique!

Bien un Roman triste qui se cache sous une couverture colorée, tout l’antagonisme que j’aime.

Les éditions Zulma attirent mon œil de graphiste et mon cœur de littéraire avec leurs couvertures colorées et de motifs variés.

zulma

Ce prix InterAllié 2012 va vraiment me séduire je le sens!

La suite au prochain épisode!!

 

Vieille bique

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« La plupart des lecteurs de romans sont des lectrices et je crois moi que si les femmes lisent tant c’est parce qu’elles peuvent entendre ce qui n’est pas dit et qu’elles n’ont jamais peur que les sentiments laissent sur elles ces traces qui existent déjà dans leur coeur. » Frédérique Deghelt

La grand-mère de Jade.

Et voilà je viens de terminer ce livre au titre plus qu’évocateur pour moi. Lorsque j’ai vu cette couverture j’avais l’impression que ce livre contiendrait peut être l’histoire vécue avec ma propre grand-mère, je pensais en lisant ces lignes que j’y retrouverais mon affection,  son autorité et sa douceur….

Mais c’est autre chose que j’y ai lu et si le début est languissant, un peu trop teinté de « hype » de la vie d’une parisienne pourtant discrète. Mais Jade ne me semblait pas au départ si précieuse, si profonde et pourtant au fil des pages on voit en même temps que Mamoune quel dessin de femme commence à se crayonner sur ses attitudes et ses choix.

On vit aussi aux cotés de Mamoune qui se love dans cette nouvelle jeunesse, cette nouvelle vie à travers sa petite fille qui l’a sauvée d’une fin certaine précipitée dans le tiroir des vielles biques malades de leurs passés, dans un mouroir nommé maison de retraite. Ce mot d’ailleurs m’a toujours interrogée, oui « retraite » : comme si on clamait sciemment sans aucune pudeur que l’on retire nos vieux. On les retire de quoi? de nos vies? de nos préoccupations du quotidien? De leur propre vie, comme les vagues se retirent du sable et vont rejoindre l’Océan, on affirme ainsi que l’on laisse voguer nos vieux vers les profondeurs de la mort.

Ce livre, m’a plongée de nouveaux dans ces réflexions là, dans l’affection que je porte à certaines sagesses qui m’ont entourées et celles qui m’entourent encore.

Par  pudeur ou par crainte de souffrir comme dans le passé, je n’ose pas dire aux « très vieux » qui restent combien je les admire, combien j’ai soif de leur expérience et de leur jeunesse pleine de facéties !!!

Jade n’est pas moi, Mamoune n’est pas ma Maminette mais je me suis encore plus transie d’amour face à ces vielles biques qui continuent leur route sans se plaindre de leur corps, et qui racontent leur jeunesse pleine d’erreurs comme nous pauvres trentenaires livrées à nous mêmes…

Encore un livre qui traite de « vieux » à l’instar de « Et puis Paulette » de Barbara Constantine que j’ai tant adoré!

ISBN: 978-2-7427-8039-6

 

 

Long Week End

Non ce n’est pas ce qui nous attends encore mais plutôt le titre d’un livre que j’ai lu le printemps dernier et qui m’a vraiment plu, plongée dans un huis clos où bizarrement je ne me suis pas sentie enfermée. j’ai plutôt été portée par le suspense et l’espoir!

Mon mari me dit que si je n’avait pas grandi je serai encore au pays des Bisounours et bien là j’ai voulu croire qu’un de ces personnages allait se transformer et faire apparaitre de son petit bedon « the » pouvoir magique qui allait régler toute cette histoire et bien…

Et bien il faut lire le livre pour connaitre la chute ou bien regarder l’adaptation cinématographique prévue pour début 2014 comme nous le dévoile un de mes éditeurs favoris 10-18!

Et oui encore un livre adapté au cinéma!

 

 

Lecture de la semaine

Jour de rentrée: La nichée s’étant envolée dans les classes pour la journée, me voilà seule sur la proue  après le raz de marée de l’été, qui a ondé mes journées de mère attentive.

Le ressac de cette nostalgie atrophie la moindre goulée de positivisme.

Portée par l’angoisse de l’année à venir, les incertitudes et les doutes que mon grand protégé va devoir affronter, je me glisse dans mon bolide citadin pour aller fureter une librairie.

Le remède à coup sûr est le sirop littéraire que je compte avaler à forte dose pour retirer cette pelote de questions qui enflent dans ma gorge.

Le breuvage cette fois ci sera composé de deux éléments:

   Théorème vivant  de Cédric Vilani (éd LLP).

Il s’agit du road trip d’un génie en mathématiques. (en savoir plus)

Oui, oui « mathématiques » vous avez bien lu, et d’autres bizarreries du même nom ont attiré mon attention sur le rayon « mathématique » proche celui de « philosophie ».
C’est le personnage atypique qui m’a d’abord désarçonnée que j’avais envie de côtoyer à travers son texte.
L’apparition pour le moins étrange faite mon écran télévisé un an plus tôt, s’est ancrée dans les replis de ma curiosité.
« Il y a des gens qui sont incapables de s’intéresser à un cours de maths ou qui ne s’intéressent qu’à l’imaginaire de la littérature… » C’est ce que dit F.Busnel dans La Grande Librairie sur France 5:C’est tout le reflet que je m’en faisais de moi même.

Pour ceux qui me connaissent, je ne trouvais rien d’enchanteur dans les mathématiques jusqu’à ce que mon grand protégé en face sa prédilection (j’aurais du m’en douter quand à peine sachant parler il comptait pour s’endormir…)

Rêves oubliés de Léonor de Récondo (éd.Points- coll.Grand romans)
C’est à première vue un récit sur le passé, sur l’exil d’espagnols. D’après le résumé, il ne s’agira pas de douleur nostalgique et je crois pouvoir parier que le titre pourrait être inspiré d’une citation de Paul Eluard « Un rêve sans étoiles est un rêve oublié », « un rêve sans amour est un rêve oublié ».
La fuite, le rêve de réfugiés pour une vie meilleure, ne se fait pas sans amour, c’est ce que me disait ma grand-mère lorsqu’elle me faisait son propre récit de l’exil.
Je voudrais lire dans ces pages non pas le pathos qui figure l’exil, le renoncement mais au contraire, l’ ascensionnelle de l’espoir…